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Bercy durcit le contrôle des technos stratégiques en France

Photo : Спиридон Варфаламеев sur Pexels

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Bercy durcit le contrôle des technos stratégiques en France

La France publie pour la première fois sa doctrine de sécurité économique et dresse le bilan 2025 du filtrage des investissements étrangers. Objectif : protéger les technos sensibles.

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Le 24 septembre, la Direction générale des entreprises (DGE) a rendu publique pour la première fois la doctrine française de sécurité économique. Jusqu'ici, cette feuille de route existait en interne, mais restait dans les tiroirs de Bercy. Le but affiché : protéger les technologies, données et infrastructures jugées critiques pour la France, avec une attention particulière sur la cybersécurité, l'intelligence artificielle, la santé et certains secteurs agroalimentaires. La doctrine veut aussi mieux surveiller les start-up prometteuses et les chaînes de sous-traitance, face à des menaces de plus en plus variées : prises de participation hostiles, cyberattaques, vol de savoir-faire ou tentatives de déstabilisation.

Illustration : Le Monde Informatique (IA)
Photo : Le Monde Informatique (IA)

En parallèle, la Direction générale du Trésor a publié son bilan annuel du contrôle des investissements étrangers en France (IEF). En 2025, 418 dossiers ont atterri sur son bureau, contre 392 l'année précédente. Sur les 323 décisions prises après demande d'autorisation, 167 opérations ont vraiment été jugées soumises au contrôle, et presque une sur deux a été autorisée sous conditions (gouvernance surveillée, maintien de l'activité en France, protection des secrets industriels).

Les infrastructures numériques et de télécommunications arrivent en tête des opérations contrôlées, avec 38 % du total, suivies par les dossiers mixtes (29 %) et les projets de R&D sur des technos critiques (11 %). L'État garde une approche au cas par cas : il peut valider sans condition, encadrer strictement, ou carrément dire non. En quatre ans, seulement sept opérations ont été formellement refusées, preuve que la France ne ferme pas la porte aux investisseurs étrangers mais veut garder un œil sur qui met les pieds dans ses technos sensibles.

Ceci est un résumé rédigé par SysDigestLire l'article original sur Le Monde Informatique (IA) →

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