
Photo : Matheus Bertelli sur Pexels
DLSS 5 testé : pourquoi je ne me presse plus pour une RTX 50
Nvidia vend DLSS 5 comme une révolution graphique, mais les premiers tests sur NBA 2K27 montrent surtout une grosse chute de performances pour un rendu instable en mouvement.
Quand Nvidia a annoncé DLSS 5, je me suis dit que c'était peut-être enfin la fonction qui allait me faire regretter de ne pas avoir craqué pour une RTX 5090. J'étais content de ma RTX 4090, donc claquer plus de 2000 dollars pour gagner 30% de fps, ça restait dur à avaler. Mais Nvidia a habilement appelé « DLSS 5 » une techno de rendu neuronal qui n'a rien à voir avec l'upscaling classique, et ses démos sur l'éclairage et les textures de peau donnaient franchement envie.
Sauf que maintenant que DLSS 5 est disponible dans NBA 2K27, la magie retombe vite. Les tests indépendants montrent une chute de performance énorme sans le Multi Frame Generation pour masquer la casse : sur une RTX 5090, on passe de 192 à 76 fps en 4K, et de 220 à 134 fps en 1440p. Ça fait respectivement 60% et 40% de perte, et contrairement au path tracing classique, l'upscaling DLSS classique ne peut rien compenser puisque DLSS 5 traite l'image après l'upscaling, pas avant.
En plus de bouffer les performances, le résultat visuel n'est vraiment flatteur que sur des captures figées en gros plan. Dès que tu bouges la caméra, des artefacts apparaissent : scintillements de lumière, détails qui deviennent bruités. Exactement le genre de défauts qu'on remarque en jouant, bien plus que la finesse d'une texture de peau qu'on ne regarde jamais d'aussi près en vrai partie.
À la décharge de Nvidia, la techno a déjà énormément progressé depuis sa présentation en mars, avec un gain de performance annoncé de 5x en six mois seulement. Ça reste donc une fonctionnalité prometteuse mais clairement encore au stade de démo technique, pas de quoi justifier une upgrade vers une RTX 50 dès maintenant, surtout que Nvidia a confirmé que DLSS 5 arrivera aussi sur les RTX 40.
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