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L'Italie met des garde-fous à la reconnaissance faciale policière

Photo : Andrey Matveev sur Pexels

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L'Italie met des garde-fous à la reconnaissance faciale policière

Un nouveau décret italien encadre l'usage de la biométrie par la police et muscle la responsabilité des entreprises en IA. Entrée en vigueur le 30 septembre.

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L'Italie serre la vis sur l'IA. À partir du 30 septembre, le décret n°160 entre en application et pose des règles claires pour l'utilisation de la biométrie policière. Concrètement, la reconnaissance faciale et autres outils du genre ne pourront être utilisés que dans des cas bien précis, sous l'œil d'un juge. Le texte prévoit quand même des régimes d'urgence pour les situations qui ne peuvent pas attendre, mais avec des bases de données limitées à chaque opération pour éviter les dérives et la surveillance de masse par la bande.

Côté entreprises, le décret ne rigole pas non plus. Il crée carrément un nouveau délit pour mise en danger liée à l'IA, et facilite les recours des victimes devant les tribunaux civils. En gros, si une boîte déploie un système d'IA qui fait n'importe quoi et cause du tort, elle risque gros et les gens lésés auront la vie plus simple pour porter plainte.

Petit bémol : toutes les obligations qui viennent des règles européennes sur l'IA (l'AI Act) n'entrent pas en vigueur immédiatement, certaines ont été repoussées. Donc même si l'Italie avance vite sur son propre cadre national, tout le monde n'est pas encore aligné sur le calendrier européen. Un chantier à suivre, surtout si d'autres pays s'inspirent de ce modèle italien pour encadrer leurs propres forces de l'ordre.

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