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Le chèque est sur le point de rendre son dernier carnet en France

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Le chèque est sur le point de rendre son dernier carnet en France

Trop cher, trop peu utilisé : le chèque ne pèse plus que 1,9% des paiements en France, et même l'administration et les banques veulent s'en débarrasser.

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Le chèque est clairement sur sa fin de vie en France. En 2025, il ne représentait plus que 1,9% des paiements hors espèces, contre 26% en 2006 — une sacrée dégringolade. Le Trésor public a déjà arrêté de l'accepter pour les impôts des entreprises, et la DGFiP va carrément fermer son dernier centre de traitement l'été prochain, en coupant les ponts avec son prestataire.

Le problème, c'est que traiter un chèque coûte un bras par rapport à ce qu'il rapporte : en 2024, ça revenait à 2,50€ pièce pour la DGFiP, alors que les chèques ne faisaient que 5% des paiements reçus mais 30% des coûts de traitement. Même constat côté banques, qui doivent financer les chéquiers, la collecte et le traitement alors que les volumes s'effondrent. Et niveau fraude, le chèque reste un gruyère : 69€ de fraude pour 100 000€ de paiements en 2025.

Cerise sur le gâteau, les deux gros prestataires du secteur, Tessi et Docaposte, ont prévenu les banques fin 2025 qu'ils voulaient se retirer de cette activité devenue non rentable. Et comme les banques ont tout externalisé depuis des années, personne n'a vraiment envie de reconstruire une infrastructure maison pour si peu.

La France fait d'ailleurs un peu bande à part en Europe, avec 88% des chèques émis dans toute l'UE rien que pour elle en 2025. Officiellement, rien n'est encore acté : la Banque de France parle de liberté de choix, et les banques poussent des alternatives comme le virement instantané ou Wero. Mais vu comment le système devient intenable à maintenir, la fin du chèque ressemble de plus en plus à une question de temps plutôt que de si.

Ceci est un résumé rédigé par SysDigestLire l'article original sur MacGeneration →

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