
Photo : SpaceX sur Pexels
Satlyt veut faire tourner de l'IA directement sur les satellites
La startup Satlyt lève 8 millions de dollars pour créer un logiciel qui permet à l'IA de bosser directement en orbite, satellite par satellite.
Satlyt, c'est l'histoire d'un mec qui en avait marre qu'on lui dise non. Rama Afullo, ancien de Google Cloud et passé brièvement chez SpaceX sur le projet Starlink, était convaincu qu'il y avait un truc énorme à faire avec le calcul informatique dans l'espace. Personne ne voulait l'écouter en interne, alors il a quitté SpaceX pour monter sa propre boîte, basée entre Sunnyvale et Nairobi, et vient de boucler une levée de 8 millions de dollars en seed.

Photo : TechCrunch (AI)
L'idée de Satlyt n'est pas de construire des satellites, mais de fournir le logiciel qui leur permet de faire tourner des modèles d'IA directement à bord, et potentiellement de mutualiser la puissance de calcul entre plusieurs satellites. Afullo compare son approche à ce que font VMware ou Snowflake sur Terre : une couche logicielle qui tourne sur l'infrastructure de n'importe qui, plutôt que de construire son propre matériel comme le font SpaceX, Google avec son projet Suncatcher, ou des startups comme Starcloud.
Concrètement, ça sert à quoi ? À éviter d'envoyer des tonnes de données vers la Terre, une opération lente et coûteuse. Satlyt a déjà testé ça avec le modèle Gemma de Google DeepMind sur un satellite de Momentus, réduisant de plus de 60% la taille des transmissions liées aux erreurs logicielles. Cette semaine, un nouveau lancement SpaceX embarque le logiciel de Satlyt sur un satellite de la startup indienne TakeMe2Space, avec trois clients à bord : la NASA, la société de surveillance spatiale Stellerian, et TakeMe2Space elle-même.
La prochaine étape, prévue pour l'année prochaine, c'est de faire fonctionner deux satellites ensemble comme un seul système de calcul partagé, une sorte de mini cloud en orbite. Si ça marche, Satlyt pourrait devenir le fournisseur tiers qui transforme n'importe quel satellite en service générateur de revenus, un peu comme une infrastructure cloud classique mais à 500 km d'altitude.
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