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IA au boulot : les managers coincés entre tous les feux
L'observatoire Greenworking x Ipsos BVA montre que l'IA générative s'impose plus vite dans les usages réels que dans les règles des entreprises, et ce sont les managers qui gèrent le grand écart.
Selon la dernière étude de l'Observatoire Greenworking x Ipsos BVA, présentée fin septembre, l'IA générative avance beaucoup plus vite dans les habitudes des salariés que dans les stratégies officielles des boîtes. Sur 1 100 salariés du privé interrogés en mai 2026, 73% disent utiliser l'IA au quotidien, soit dix points de plus qu'il y a un an. Sauf que moins d'un salarié sur deux affirme que son entreprise a réellement déployé des outils d'IA générative. En clair, les gens bricolent avec l'IA avant même que leur employeur ait fini de poser le cadre.

Photo : Le Monde Informatique (IA)
Dans les faits, on reste sur des usages assez basiques : rédiger, corriger un texte, chercher une info, traduire ou résumer un document. Rien de révolutionnaire pour l'instant, même si le potentiel est largement plus grand. Le hic, c'est que plus de six utilisateurs sur dix n'utilisent pas systématiquement les outils validés par leur entreprise, et piochent parfois des solutions externes sans prévenir personne, ni leur manager, ni leurs collègues. Pas franchement rassurant côté sécurité et cohérence des pratiques.
Pour les entreprises, le casse-tête c'est de poser des règles sans casser l'envie des salariés de tester et d'innover. La formation ressort comme un vrai levier : ceux qui ont été formés à l'IA sont nettement moins stressés par les changements que ça implique sur leur métier. L'idée, c'est d'apprendre autant à se servir des outils qu'à savoir quand il faut garder la main humaine.
Côté bénéfices, 75% des salariés disent gagner du temps grâce à l'IA et avoir l'impression de produire un travail de meilleure qualité. Mais attention, gagner du temps ne veut pas dire travailler moins : ce temps libéré part souvent dans la vérification de ce que l'IA a pondu. Et une bonne partie des salariés pense même que certaines de leurs tâches pourraient carrément être prises en charge par l'IA à l'avenir.
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