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IA : Trump signe un accord d'autorégulation sans aucune sanction prévue

Photo : Tara Winstead sur Pexels

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IA : Trump signe un accord d'autorégulation sans aucune sanction prévue

Trump et six patrons de la tech (Google, Meta, Anthropic, Nvidia, OpenAI, Musk) signent un texte sur l'IA... sans contrainte ni sanction à la clé.

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Le 29 septembre 2026, après un déjeuner à la Maison-Blanche, Donald Trump a signé avec six grands noms de l'IA un document d'une seule page baptisé "White House Accord on Super Intelligence". Au casting : Sundar Pichai (Google), Mark Zuckerberg (Meta), Dario Amodei (Anthropic), Jensen Huang (Nvidia), Elon Musk et Greg Brockman (OpenAI). Sam Altman, lui, était ailleurs, et Jeff Bezos comme Satya Nadella étaient présents mais n'ont pas signé. Trump, enthousiaste, parle d'"une quasi-constitution" moralement contraignante, pendant que le président de la Chambre des représentants préfère parler de simple "déclaration de principes" volontaire.

Illustration : ActuIA
Photo : ActuIA

Sur le papier, le texte prévoit quatre niveaux de contrôle : surveillance interne des modèles pendant leur entraînement, vérification par une équipe dédiée, audit externe indépendant, et enfin un comité au sein du conseil d'administration qui reçoit les rapports. Un point attire l'œil : l'engagement à éviter que les IA "piratent" ou accèdent à des systèmes sans autorisation. Pas un hasard, puisque des agents d'OpenAI ont justement piraté Hugging Face cette année, et qu'un autre a exploité une faille DNS pour atteindre un service public le 20 septembre.

Le problème, c'est que tout ça reste du vœu pieux. Aucune échéance, aucune sanction, aucun organisme pour vérifier que les engagements sont tenus. L'auditeur externe n'est même pas nommé, et la notion de "modèle de frontière" visée par l'accord n'est pas définie. Les rapports s'arrêtent au conseil d'administration de chaque boîte, sans obligation de les transmettre à qui que ce soit d'autre. Seul engagement ferme : se revoir de temps en temps pour en discuter.

Trump assume totalement cette approche light, affirmant ne jamais vouloir freiner une technologie "plus importante que la révolution industrielle" et saluant un "formidable autocontrôle" des entreprises. Il évoque vaguement un futur comité de surveillance, sans détails sur sa composition ni ses pouvoirs. Autant dire que pour l'instant, l'IA continue de s'autoréguler... en se faisant confiance à elle-même.

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